Installer Proxmox sur VMware, c’est un peu comme poser un hyperviseur sur un autre hyperviseur. Sur le papier, la Virtualisation imbriquée fait sourire, mais dans un homelab ou pour un POC en PME, c’est souvent le seul moyen raisonnable de tester une Configuration Proxmox un peu sérieuse sans bloquer un serveur physique. Ce guide d’installation rassemble les bonnes pratiques pour Proxmox Workstation, Proxmox Fusion et Proxmox ESXi, avec un objectif clair : obtenir une Machine virtuelle Proxmox exploitable, stable et accessible depuis le poste d’admin, sans passer deux jours à chasser un drapeau VT-x manquant ou une règle NAT capricieuse.
L’exemple fil rouge s’appuie sur une petite équipe IT dans une PME industrielle qui veut comparer Proxmox sur VMware à son cluster ESXi historique. Elle commence par un Tutoriel VMware Workstation pour monter un premier nœud Proxmox VE, puis réplique la même logique sur Fusion (Mac) et ESXi (lab centralisé). Au passage, on verra pourquoi 8 Go de RAM est un plancher crédible, comment activer la Virtualisation imbriquée dans chaque environnement, et surtout comment exposer proprement l’interface web de Proxmox sans bricolage dangereux sur le réseau de production. Ce n’est pas un guide marketing pour dire que Proxmox gagne ou VMware perd : c’est un mode d’emploi concret pour instrumenter un test sérieux, comparer, et décider ensuite.
En bref
- Objectif : Installer Proxmox sur VMware (Workstation, Fusion, ESXi) en mode homelab ou POC, avec Virtualisation imbriquée fonctionnelle.
- Ressources : prévoir au minimum 8 Go de RAM et plusieurs vCPU pour la Machine virtuelle Proxmox, même pour un simple test.
- Point clé : activer la case de Virtualisation imbriquée (Intel VT-x/AMD-V) dans le Tutoriel VMware, sinon Proxmox refusera de lancer ses propres VM.
- Accès : utiliser une redirection de port NAT ou un bridge maîtrisé pour accéder à l’interface web Proxmox depuis l’hôte.
- Décision : s’appuyer sur ce lab pour comparer factuellement Proxmox vs VMware, plutôt que sur des fiches produits.
Installer Proxmox sur VMware : principes à respecter avant de lancer le lab
Virtualiser Proxmox VE dans VMware revient à empiler deux hyperviseurs. Techniquement faisable, mais chaque couche consomme CPU, RAM et I/O, ce qui pèse vite sur un PC portable ou un petit serveur. Pour un usage de production, ce montage n’a pas de sens, en revanche pour une pré-étude, un test de migration ou une formation interne, c’est une arme très pratique.
Premier point de vigilance : la mémoire. Une Machine virtuelle Proxmox doit absorber le système Debian, les services de gestion et les VM ou conteneurs invités. En dessous de 8 Go de RAM alloués, l’expérience devient vite frustrante. 16 Go change déjà la donne pour simuler un mini-cluster ou quelques workloads proches de la réalité.

Pourquoi la Virtualisation imbriquée n’est pas un gadget
Sans Virtualisation imbriquée, Installer Proxmox n’a quasiment aucun intérêt : l’interface web se lance, mais la création de VM ou de conteneurs échoue immédiatement avec des messages KVM absents. Autrement dit, on aurait un joli tableau de bord vide. C’est exactement ce qui arrive quand le BIOS n’expose pas Intel VT-x ou AMD-V à VMware, ou quand l’option n’est pas transmise à la Machine virtuelle.
C’est là que beaucoup de labs tournent court. Chez plusieurs clients, la première séance de test Proxmox sur VMware s’est transformée en dépannage BIOS parce que les options de Virtualisation avaient été coupées « par sécurité » il y a cinq ans. Avant tout projet de lab, vérifier ce point évite une réunion perdue. La Virtualisation imbriquée devient alors un simple paramétrage, pas une chasse au trésor.
Guide d’installation Proxmox Workstation : de l’ISO à la première connexion
Sur un poste Windows ou Linux, le chemin le plus direct passe par VMware Workstation Pro, gratuit en usage personnel et professionnel depuis la décision de Broadcom. Ce contexte change la donne : tout administrateur peut monter un lab local sans budget logiciel, ce qui n’était pas aussi fluide il y a quelques années.
La démarche se résume à trois briques : création de la VM, réglages CPU/RAM pour la Virtualisation imbriquée, puis installation classique de Proxmox VE via l’ISO Debian 12.x. Ce n’est pas compliqué, mais la précision des valeurs choisies conditionne le confort de test.
Création de la Machine virtuelle Proxmox dans VMware Workstation
Dans VMware Workstation, le mode « Typical » suffit largement pour ce Tutoriel VMware. Il s’agit surtout de sélectionner dès le départ l’ISO Proxmox VE et de déclarer l’invité comme Linux / Debian 12.x 64-bit, puisque Proxmox s’appuie sur cette base. Le nom de la VM (par exemple « PXE-01 Proxmox ») reste libre, mais un préfixe cohérent aide vite quand on monte plusieurs nœuds.
Pour le réseau, un mode NAT est un bon point de départ. Le lab reste isolé derrière l’hôte, tout en gardant un accès internet pour les mises à jour et les paquets. L’erreur fréquente consiste à basculer directement en bridge sur le LAN de production, puis à se retrouver avec des conflits IP ou une interface d’admin ouverte plus largement que prévu. Un NAT bien paramétré reste plus sain pour un premier essai.
Réglages CPU, RAM et Virtualisation imbriquée sous Workstation
Avant de finaliser la création, le bouton « Customize Hardware » mérite quelques minutes. Sur la partie mémoire, viser 8192 Mo (8 Go) en minimum réaliste, et 12 ou 16 Go dès qu’on compte lancer plusieurs VM invitées. En dessous de 8 Go, la swap se mettra à gratter et tout le test perd son intérêt.
Côté processeur, deux à quatre vCPU pour la Machine virtuelle Proxmox restent une bonne base. L’astuce clé consiste à cocher l’option de Virtualisation imbriquée du type « Virtualize Intel VT-x/EPT or AMD-V/RVI ». Sans cette case, Proxmox affichera un avertissement KVM au démarrage et refusera de démarrer des invités. Ce détail est la frontière entre une simple démonstration d’interface et un vrai lab.
Proxmox Fusion sur Mac : installer Proxmox dans VMware Fusion sans se piéger
Sur macOS, la logique ne change pas, mais les contraintes matérielles, elles, peuvent calmer certains enthousiasmes. Avec l’arrivée des Mac Apple Silicon, Fusion fonctionne avec un backend différent, et la Virtualisation imbriquée n’est pas au même niveau que sur un x86 classique. Sur un Mac Intel, Proxmox Fusion se comporte globalement comme Proxmox Workstation.
Pour un administrateur qui veut garder un homelab dans son sac à dos, Fusion reste une option intéressante, à condition d’accepter quelques compromis sur les performances et sur le type de workloads qu’on cherche à émuler.
Créer et configurer la Machine virtuelle Proxmox dans Fusion
La séquence est proche de Workstation : nouvelle VM, ISO Proxmox, invité Linux de type Debian 64 bits. Le point important se situe encore sur la mémoire et le nombre de vCPU. Un MacBook avec 16 Go de RAM ne pourra pas décemment offrir 12 Go à Proxmox et encore tenir un navigateur, quelques outils et la messagerie. Là, le réalisme du lab doit s’ajuster à la machine hôte.
Fusion propose également une option d’activation de la Virtualisation pour l’invité. Sur Mac Intel, l’option est exploitable pour Proxmox VE. Sur Apple Silicon, le terrain est plus mouvant et demanderait presque une note de version par version. Pour un POC sérieux avec Virtualisation imbriquée, un hôte x86 reste plus prévisible à ce jour.
Installer Proxmox ESXi : Proxmox en VM sur un hyperviseur VMware vSphere
Dans plusieurs usines, la première rencontre avec Proxmox ne se fait ni sur Workstation ni sur Fusion, mais directement sur un cluster ESXi déjà en place. Proxmox ESXi devient alors une Machine virtuelle invitée au milieu des VM métiers, en général dans un datastore non critique, pour recréer une mini-architecture in-situ.
Ce montage a une vertu : il permet de tester Proxmox au plus près de l’environnement réel, tout en gardant les garde-fous VMware (sauvegarde, supervision existante, etc.). Il suppose en contrepartie une bonne compréhension de vSphere et des implications de la Virtualisation imbriquée dans ce contexte.
Configurer une Machine virtuelle Proxmox sur ESXi avec Virtualisation imbriquée
Sur ESXi, la création de la VM suit la même logique que pour Workstation : guest OS Debian 64 bits, disque système dédié, réseau en portgroup adapté (souvent un VLAN de test). La différence se joue dans les paramètres avancés : il faut autoriser la Virtualisation imbriquée au niveau de la VM, puis vérifier que l’option est aussi activée sur l’hôte ESXi.
Pour des équipes qui veulent aller plus loin, une formation structurée sur vSphere simplifie ces arbitrages. C’est typiquement ce que couvre une ressource comme cette formation VMware vSphere et Horizon, utile pour ne pas bricoler à l’aveugle dans un environnement qui héberge déjà de la production.
Accéder à l’interface web Proxmox via NAT et redirection de ports
Une fois Proxmox installé, beaucoup se retrouvent avec une Machine virtuelle qui répond en HTTPs sur le port 8006… mais uniquement à l’intérieur du réseau NAT de VMware. Depuis l’hôte, impossible d’atteindre cette IP privée directement. Certains contournent le problème en créant une deuxième VM cliente dans le même NAT, mais c’est se compliquer la vie pour rien.
Un réglage propre consiste à créer une redirection de port NAT entre l’IP de l’hôte et l’IP de Proxmox. On expose le port 8006 de Proxmox sur un port choisi de l’hôte (souvent 8006 aussi, par cohérence), ce qui permet de garder le NAT pour l’isolation tout en administrant Proxmox depuis le navigateur local.
Exemple de règle NAT sous VMware Workstation
Dans Workstation, l’outil « Virtual Network Editor » donne accès à la configuration NAT. Le principe est toujours le même : choisir le réseau NAT concerné, ouvrir les paramètres NAT, puis ajouter une entrée de port forwarding.
Une configuration type ressemble à ceci :
| Paramètre | Valeur Proxmox sur VMware (exemple) | Rôle dans le lab |
|---|---|---|
| Host port | 8006 | Port d’écoute sur l’hôte physique pour accéder à Proxmox |
| Type | TCP | Protocole utilisé par l’interface web Proxmox |
| Virtual machine IP address | 192.168.14.130 | Adresse IP de la Machine virtuelle Proxmox dans le réseau NAT |
| Virtual machine port | 8006 | Port HTTPs natif de l’interface Proxmox |
| Accès depuis l’hôte | https://IP_HOTE:8006 | URL à saisir dans le navigateur de la machine physique |
Une fois la règle créée, le service NAT de VMware redémarre et l’interface web Proxmox devient accessible via l’IP de l’hôte et le port mappé. Dans un cas de lab observé, la règle disparaissait après redémarrage, obligeant à éditer directement le fichier C:ProgramDataVMwarevmnetnat.conf et à y ajouter une ligne du type 8006 = 192.168.14.130:8006 sous la section [incomingtcp], puis à relancer le service « VMware NAT Service ».
Bonnes pratiques pour un lab Proxmox sur VMware crédible et exploitable
Un lab bâclé rassure parfois à tort : « Proxmox est lent », « les VM répondent mal », alors que le problème vient surtout d’une Machine virtuelle sous-dotée ou d’un stockage bricolé sur un SSD saturé. Pour tirer quelque chose de ce type de test, quelques règles de base méritent d’être formalisées noir sur blanc.
Une PME qui veut sérieusement arbitrer entre Proxmox et VMware gagnera à traiter ce lab comme un mini-projet : objectifs définis, métriques à suivre, et périmètre réaliste. C’est rarement spectaculaire, mais c’est comme ça qu’on évite de décider sur impression.
Checklist minimale avant d’Installer Proxmox sur VMware
Avant de lancer la création de la Machine virtuelle, un rapide passage en revue des prérequis réduit le risque de lab inutilisable. Un mémo type pourrait ressembler à ceci :
- Vérifier dans le BIOS que VT-x ou AMD-V est activé et non masqué par une politique sécurité ancienne.
- Allouer au minimum 8 Go de RAM à la VM Proxmox, plus si plusieurs services ou conteneurs doivent tourner.
- Prévoir un disque virtuel dédié pour Proxmox, idéalement sur un SSD, avec au moins 64 Go pour un vrai test.
- Choisir NAT ou bridge en connaissance de cause, et documenter l’URL d’accès administrateur dès le départ.
- Noter les versions (Proxmox, VMware, OS hôte) pour pouvoir reproduire ou comparer les résultats ensuite.
Ceux qui veulent creuser la comparaison au-delà du simple ressenti peuvent s’appuyer sur une analyse structurée du type Proxmox vs VMware, qui remet côte à côte modèles de licences, fonctionnalités de haute disponibilité, intégration sauvegarde et exigences matérielles.
Installer Proxmox sur VMware est-il adapté pour un environnement de production ?
Non, ce montage reste un outil de test, de formation ou de pré-étude. La Virtualisation imbriquée ajoute une couche de complexité et de latence qui ne se justifie pas en production. Pour un usage réel, il est préférable d’installer Proxmox directement sur un serveur physique ou de conserver ESXi/vSphere si l’environnement est déjà stabilisé autour de VMware.
Quelle quantité de RAM faut-il prévoir pour une Machine virtuelle Proxmox sur VMware Workstation ou ESXi ?
Pour un simple lab avec quelques conteneurs et une ou deux petites VM, 8 Go de RAM alloués à la VM Proxmox constituent un minimum. Pour simuler un environnement plus chargé ou plusieurs nœuds, viser 12 à 16 Go devient pertinent. Il faut également garder de la marge pour l’OS hôte et les autres VM éventuelles, surtout sur un poste portable.
Comment savoir si la Virtualisation imbriquée fonctionne correctement dans Proxmox VE ?
Une fois Proxmox installé, la création d’une VM KVM doit se dérouler sans message d’erreur sur KVM ou l’absence d’accélération matérielle. Dans le journal système, on ne doit plus voir d’alertes du type « KVM: disabled by BIOS ». Sur VMware, vérifier aussi que la case d’activation VT-x/AMD-V pour l’invité est cochée et que le BIOS de l’hôte expose bien ces fonctions.
Faut-il utiliser NAT ou bridge pour le réseau de Proxmox sur VMware ?
Pour un premier lab isolé, NAT reste souvent le meilleur choix, car il évite de mêler immédiatement Proxmox au LAN de production. On complète alors par une redirection de port pour accéder à l’interface web. Le mode bridge est intéressant quand on veut que Proxmox obtienne directement une adresse du réseau de l’entreprise, mais il demande plus de précautions sur la sécurité et le plan d’adressage.
Peut-on construire un mini-cluster Proxmox avec plusieurs VM sur le même hôte VMware ?
Oui, tant que la machine physique dispose de suffisamment de CPU, de RAM et de stockage, il est possible de créer plusieurs VM Proxmox sur Workstation, Fusion ou ESXi et de les faire dialoguer en cluster. Pour un test de haute disponibilité ou de migration, ce montage donne déjà une bonne vision des comportements, même si les performances restent loin d’un cluster physique dédié.