Installer Ubuntu sur VMware : étapes, outils et versions compatibles (Workstation, Fusion, Player)

Installer Ubuntu dans une machine virtuelle VMware reste l’un des moyens les plus propres pour tester, développer ou valider une stack Linux sans toucher au poste de travail principal. Entre VMware Workstation sur Windows/Linux, VMware

Thierry Becue

Written by: Thierry Becue

Published on: mars 3, 2026


Installer Ubuntu dans une machine virtuelle VMware reste l’un des moyens les plus propres pour tester, développer ou valider une stack Linux sans toucher au poste de travail principal. Entre VMware Workstation sur Windows/Linux, VMware Fusion sur macOS et VMware Player pour un usage gratuit, les outils de virtualisation ne manquent pas. La vraie question n’est plus « si » on peut le faire, mais « comment » le faire proprement, avec des versions compatibles Ubuntu et des réglages qui éviteront les lenteurs et les mauvaises surprises réseau ou disque. L’objectif ici est simple : dérouler des étapes installation reproductibles, du téléchargement de l’ISO à l’installation des VMware Tools, en passant par les bons choix de ressources pour des machines virtuelles qui tiennent la route au quotidien.

Pour donner un fil rouge concret, prenons le cas d’Alice, développeuse backend sous Windows 11 qui veut un environnement Ubuntu isolé pour tester des microservices et des scripts Ansible. Elle ne peut pas se permettre de casser son OS hôte ni de perdre une journée sur un problème de carte réseau virtuelle. En suivant une méthode structurée pour Installer Ubuntu dans Ubuntu VMware, avec une VM bien dimensionnée, elle obtient un poste Linux complet en moins d’une heure, sauvegardable et clonable. Ce scénario est celui de beaucoup de développeurs, SRE, équipes OT qui commencent à dompter l’industrialisation de leurs environnements. Le reste n’est qu’une histoire de choix mesurés et de rigueur dans les réglages.

En bref

  • Outils virtualisation recommandés : VMware Workstation Pro/Player pour Windows et Linux, VMware Fusion pour macOS, avec support de la virtualisation matérielle activée dans le BIOS/UEFI.
  • Pour une Installation Ubuntu fluide, viser au minimum 4 Go de RAM, 2 vCPU et 25 Go de disque virtuel, plutôt 40 Go si des outils de développement sont prévus.
  • Les versions compatibles Ubuntu avec les dernières versions de VMware couvrent sans souci Ubuntu Desktop 22.04 LTS et 24.04 LTS, en 64 bits uniquement.
  • L’installation et la mise à jour des VMware Tools sont indispensables pour une bonne intégration : résolution dynamique, copier-coller, dossiers partagés.
  • Pour les postes de travail de dev ou de test, mieux vaut une VM Ubuntu « jetable » bien scriptée que du dual-boot qui fige la machine et complique la maintenance.

Installer Ubuntu sur VMware : choisir entre Workstation, Fusion et Player

Avant de créer la moindre VM, le premier choix structurant reste celui de la plate-forme VMware. Un poste Windows ou Linux ira naturellement vers VMware Workstation ou VMware Player, un Mac vers VMware Fusion. Ce choix n’est pas qu’une question de licence, il a un impact sur les fonctionnalités disponibles, notamment le support des snapshots, les réseaux avancés ou l’intégration avec d’autres outils.

Pour une équipe de développement ou un homelab sérieux, miser sur Workstation Pro ou Fusion payant se justifie vite avec les snapshots et la gestion avancée des réseaux virtuels. En revanche, pour un étudiant ou un test ponctuel, VMware Player en usage personnel couvre largement les besoins de base. L’offre est segmentée, mais toutes ces options restent valables pour un Ubuntu VMware bien configuré.

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Tableau pratique des outils VMware pour Installer Ubuntu

Pour clarifier les différences, le tableau ci-dessous résume les points clés à regarder avant de lancer une Installation Ubuntu dans une VM.

Produit VMwareOS hôteLicenceFonctions clés pour UbuntuCas d’usage typique
VMware Workstation ProWindows, LinuxPayanteSnapshots multiples, réseaux virtuels avancés, clones liés, support complet 3DDéveloppement, tests complexes, lab multi-VM
VMware Workstation PlayerWindows, LinuxGratuite usage personnelCréation et exécution de machines virtuelles simples, support Ubuntu 64 bitsFormation, POC, poste de dev isolé unique
VMware FusionmacOSGratuite/Payante selon éditionIntégration macOS, support ARM/Apple Silicon (avec contraintes), partage de dossiersDev et tests Ubuntu sur Mac, intégration avec outils macOS

Pour un environnement de travail qui doit durer dans le temps, le choix se fait souvent en fonction des snapshots. Revenir à un état propre après un test de mise à jour ou une expérimentation réseau n’a pas de prix. C’est précisément ce qui manque dans VMware Player, ce qui oriente les projets un peu sérieux vers Workstation Pro ou Fusion.

Versions compatibles Ubuntu et prérequis avant l’installation

Côté distribution, le duo gagnant pour une VM en 2026 se résume à Ubuntu Desktop 22.04 LTS et 24.04 LTS. Ces versions compatibles Ubuntu sont explicitement supportées par les dernières moutures de VMware Workstation et VMware Fusion et suivent un cycle de maintenance confortable. Miser sur une LTS évite de multiplier les réinstallations à cause de fins de support trop rapides.

La compatibilité ne se limite pas à l’OS invité. Le poste hôte doit proposer la virtualisation matérielle activée dans le BIOS/UEFI (Intel VT-x ou AMD-V), sans quoi l’installation d’un Ubuntu 64 bits se transformera en session de dépannage inutile. J’ai vu passer plusieurs cas en PME où un simple paramètre BIOS désactivé bloquait tout un atelier sur un projet de virtualisation basique.

Préparer l’environnement pour Ubuntu VMware sans perdre de temps

Une fois le bon couple version Ubuntu / produit VMware identifié, la préparation se résume à deux téléchargements et un contrôle matériel. Même si cela semble trivial, c’est souvent à ce stade que les premières erreurs se glissent, par exemple un ISO serveur pris à la place d’un Desktop, ou une vieille version d’Ubuntu attrapée par habitude.

  • Télécharger l’image ISO d’Ubuntu Desktop LTS depuis le site officiel, en 64 bits uniquement, et la stocker dans un répertoire facile à retrouver.
  • Installer VMware Workstation, VMware Fusion ou VMware Player via les installateurs fournis, sans oublier de redémarrer si le setup le demande.
  • Vérifier dans le BIOS/UEFI que la virtualisation matérielle est activée et que les options de sécurité type Secure Boot ne bloquent pas la virtualisation.

Cette préparation ne prend qu’une quinzaine de minutes, mais conditionne entièrement la suite. Une fois ce socle en place, la création de la machine virtuelle devient beaucoup plus fluide.

Étapes installation : création de la machine virtuelle Ubuntu sur VMware

La création de la VM est la colonne vertébrale du processus. C’est ici que se jouent les performances futures : si la VM est sous-dimensionnée, l’expérience sera pénible, si elle est surdimensionnée, le poste hôte se mettra à genoux. L’avantage avec VMware, c’est que l’assistant de création de VM guide correctement, à condition de ne pas cliquer sur « Next » sans réfléchir.

Sur Workstation ou Player, la démarche reste proche : menu « File », puis « New Virtual Machine », choix d’un mode « Typical », puis association de l’ISO Ubuntu comme disque de démarrage. Sous Fusion, le glisser-déposer de l’ISO dans la fenêtre principale déclenche lui aussi un assistant de création bien pensé.

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Dimensionner correctement la VM avant l’Installation Ubuntu

Pour une VM Ubuntu Desktop destinée à un poste de développement ou d’administration, une configuration de départ raisonnable ressemble à celle-ci : 2 vCPU, 4 Go de RAM minimum, 25 à 40 Go de disque virtuel. Au-delà, c’est le contexte qui tranche, par exemple une VM dédiée au build de containers ou à l’analyse de données aura intérêt à recevoir plus de RAM et un disque plus large.

Dans l’assistant VMware, quelques points méritent de s’arrêter une seconde :

  • Attribuer un nom explicite à la VM, par exemple « Ubuntu-24.04-dev-Alice », pour distinguer usages et versions.
  • Choisir un emplacement de stockage sur un SSD plutôt que sur un vieux disque mécanique, la différence de réactivité est nette.
  • Opter pour un disque virtuel à allocation dynamique, avec une taille maximale fixée à 40 Go pour laisser de la marge aux paquets et aux outils.

Une fois le récapitulatif affiché, un dernier passage dans les paramètres de la VM permet d’affiner : passer de 1 à 2 processeurs virtuels, monter la mémoire vidéo et vérifier que la carte réseau est configurée en NAT pour un accès internet immédiat. Ce petit investissement de cinq minutes évite une bonne partie des plaintes sur des VM « lentes » ou « bizarres ».

Installation Ubuntu dans la VM : dérouler l’assistant sans casser l’hôte

Une fois la machine virtuelle créée et démarrée sur l’ISO, la suite se joue dans l’installateur Ubuntu. La bonne nouvelle, c’est que sur un disque virtuel vierge, le risque pour le poste hôte est nul. L’option « effacer le disque et Installer Ubuntu » ne concerne que ce disque virtuel, pas le SSD physique, ce qui rassure en général ceux qui découvrent la virtualisation.

Le processus suit un enchaînement logique : choix de la langue, disposition du clavier, puis sélection des mises à jour et logiciels tiers. Dans un contexte de VM, cocher le téléchargement des mises à jour pendant l’installation est une bonne idée, à condition d’avoir une connexion stable, car cela évite une deuxième grande vague de mises à jour juste après le premier démarrage.

Réglages clés dans l’assistant d’installation Ubuntu

Certaines questions de l’assistant ont plus d’impact que d’autres. C’est là qu’un minimum de méthode fait gagner du temps. Par exemple, sur le type d’installation, inutile de se lancer dans du partitionnement manuel dans une VM de test, sauf cas particulier de labo ou formation spécifique.

En pratique, les choix les plus robustes pour une VM généraliste sont les suivants :

  • Dans « Installation type », choisir « Effacer le disque et installer Ubuntu », qui se limite au disque virtuel de la VM.
  • Choisir le fuseau horaire correct pour que les journaux et les tâches planifiées soient cohérents avec le reste du système d’information.
  • Créer un utilisateur avec un mot de passe solide, même en environnement de test, car les VM finissent souvent par être réutilisées au-delà de leur usage initial.

L’installation elle-même prend de 15 à 30 minutes selon le matériel hôte. Pendant ce temps, autant préparer la suite : scripts post-installation, liste des paquets à installer, ou éventuels dépôts internes à ajouter. Une fois le redémarrage effectué et le support ISO déconnecté, la VM bascule sur son premier vrai démarrage Ubuntu.

Post-installation sur Ubuntu VMware : VMware Tools, réseau et intégration

Une fois connecté au bureau Ubuntu pour la première fois, la tentation est grande de s’arrêter là. Pourtant, l’étape suivante est déterminante pour le confort d’utilisation : installer les VMware Tools. Sans ces composants, la résolution d’écran sera figée, le copier-coller capricieux, et la souris légèrement « collante ». Ce sont des symptômes fréquents observés chez des équipes qui « oublient » cette étape.

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Depuis le menu de Workstation, Player ou Fusion, l’option « Install VMware Tools » monte une image virtuelle dans Ubuntu. Le système détecte en général ce support et propose une installation guidée. Dans le cas contraire, un passage par le gestionnaire de fichiers puis l’exécution du script d’installation en ligne de commande débloque la situation. Après un redémarrage, la différence est nette : fenêtrage dynamique, gestion plus fluide de la souris, intégration du presse-papiers.

Affinage de la VM pour un usage quotidien ou industriel

Pour Alice, développeuse de l’exemple, l’étape suivante consiste à transformer cette VM Ubuntu en environnement de travail reproductible. Cela passe par quelques réglages ciblés et, idéalement, par la création d’un snapshot propre une fois la base stabilisée. Ce snapshot devient un point de retour avant chaque expérimentation risquée.

Concrètement, les actions les plus utiles après l’installation sont souvent les mêmes, quel que soit le projet :

  • Mettre à jour le système avec un apt update / apt upgrade dans un terminal pour s’assurer d’un socle à jour.
  • Configurer les dossiers partagés VMware pour récupérer facilement du code ou des fichiers depuis l’hôte.
  • Vérifier la configuration réseau (NAT, bridge) en fonction des besoins de test : accès internet seulement ou visibilité sur le LAN.

Une fois ces réglages effectués, prendre un snapshot « clean » offre une assurance utile. Beaucoup de projets IoT ou industriels y trouvent un intérêt : la VM devient un banc de test que l’on peut démonter et remonter sans casse, ce qui change radicalement la façon de valider scripts et mises à jour.

Quelle version d’Ubuntu choisir pour une installation sur VMware Workstation ou Fusion ?

Pour un usage sérieux sur poste de travail ou en lab, il est conseillé de partir sur Ubuntu Desktop 22.04 LTS ou 24.04 LTS, en 64 bits. Ces versions bénéficient d’un support long terme et sont explicitement prises en charge par les dernières versions de VMware Workstation, VMware Fusion et VMware Player. Les versions intermédiaires non LTS peuvent servir pour des tests rapides, mais elles imposent des mises à niveau plus fréquentes, ce qui complique la maintenance des machines virtuelles dans la durée.

Combien de RAM et de CPU allouer à une machine virtuelle Ubuntu VMware ?

Pour une VM Ubuntu Desktop destinée au développement ou à l’administration, une base de 2 vCPU et 4 Go de RAM fonctionne bien sur une machine hôte disposant d’au moins 8 Go. Si le poste hôte est plus généreux, monter à 8 Go de RAM pour la VM et 4 vCPU peut améliorer le confort, notamment avec des IDE lourds ou des conteneurs. Il reste préférable de ne pas dépasser la moitié des ressources de la machine hôte, sous peine de la rendre instable ou lente pour les autres tâches.

VMware Player suffit-il pour Installer Ubuntu dans un contexte professionnel ?

VMware Player permet de créer et d’exécuter une machine virtuelle Ubuntu sans frais pour un usage personnel, mais il manque des fonctions clés comme les snapshots multiples ou les réseaux virtuels avancés. Pour un environnement professionnel, Workstation Pro ou Fusion apportent des outils indispensables pour tester, revenir en arrière et simuler des architectures réseau plus proches de la production. Player peut convenir pour un poste de support ponctuel ou une formation, mais montre vite ses limites dans un flux de travail industriel.

Faut-il activer l’option ‘Effacer le disque et installer Ubuntu’ dans une VM ?

Oui, dans le cadre d’une machine virtuelle dédiée à Ubuntu, cette option est la plus simple et la plus sûre. Elle ne touche que le disque virtuel de la VM créé par VMware, pas le disque physique de la machine hôte. Les options de dual-boot ou de partitionnement manuel n’ont d’intérêt que sur un poste physique ou pour des exercices pédagogiques spécifiques. Pour un environnement de test ou de dev, le disque virtuel isolé reste la meilleure pratique.

Pourquoi les VMware Tools sont-ils indispensables après l’installation d’Ubuntu ?

Les VMware Tools installent dans Ubuntu un ensemble de pilotes et d’outils qui améliorent fortement l’intégration avec l’hyperviseur. Sans eux, la résolution d’écran reste figée, le glisser-déposer de fichiers peut ne pas fonctionner, et le partage du presse-papiers entre l’hôte et la VM est limité. Une fois les outils installés et la VM redémarrée, la taille de la fenêtre s’ajuste automatiquement, la souris est plus fluide et les dossiers partagés deviennent utilisables. C’est une étape systématique à intégrer à toute procédure d’installation Ubuntu sur VMware.

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